C’est enfin l’heure de dire au revoir au directeur de Twitter dont les révélations, saillies et règlements de compte ont rythmé notre été. Nous allons le laisser retourner à ses réunions GHT et à sa douzaine d’instances de concertation. Mais juste avant faisons un petit bilan. Hôpitaux, directeurs, médecins, fournisseurs, ARS : EPRD Lover a deux mots à vous dire.

Pour finir, cher EPRDLover, avez-vous un message à faire passer ?

Oui j’en ai plein ! Alors les voici.

  • Pour les hôpitaux qui se font épingler sur Twitter 

Merci de faire votre service après-vente vous même et d’arrêter de nous mettre la honte en enchaînant le déballage de vos dysfonctionnements sur la place publique avec une communication désastreuse.

Comic Sans MS must die !

  • Pour ceux qui viennent me dire : « Oui mais moi une fois dans mon établissement ça ne c’est pas passé comme vous dites » :

Je sais.

Il y a environ 1000 hôpitaux publics, encore plus d’établissements médico-sociaux, n’oublions pas le privé, et donc autant de fonctionnements possibles qui dépendent d’une quantité infinie de variables qui ne sont pas nécessairement « l’administration est incompétente et veut notre décès».

  • Pour ceux qui mentionnent sur l’air de « Regardez comme mon directeur est méchant c’est bien la preuve que ce sont tous des cons » :

J’ai les mêmes histoires sur un de vos collègues, quel que soit votre corps de métier, êtes-vous bien sûrs de vouloir jouer à ça ?

  • Pour ceux qui font les questions des ECN :

Je vous saurai gré d’insérer une question sur la différence entre l’infinitif et le participe passé des verbes du premier groupe sous peine d’être rendus responsables de l’arrachage de mes cornées à court-terme. Pitié.

  • Pour les médecins :

Je suis suivi par des élèves directeurs d’hôpital. Pourriez-vous s’il vous plaît faire un tout petit effort pour qu’ils ne vous haïssent pas avant même d’être sortis de l’école avec votre manière particulièrement pas diplomatique de parler aux gens? Même entre vous, vous vous parlez super mal, c’est incroyable de violence. (Le moment où c’est moi qui parle de diplomatie c’est celui où on n’est pas loin de la quatrième dimension, pour vous donner une idée du niveau de consternation)

Et arrêtez de me faire rigoler avec la confraternité, je me suis fait un claquage du zygomatique avec vos conneries !

  • Pour mes éditeurs d’informatique :

JE. VOUS. HAIS. Je sais que vous vous foutez de ma poire dans des dimensions encore rarement explorées par le monde merveilleux de la prestation de service, pas la peine d’essayer de m’amadouer avec des stylos et des plaquettes pleines de photos de soignants qui ont l’air d’aimer la vie d’enfer que vous leur faites mener avec vos produits user-enemy.

  • Pour mon DG-ARS :

Vous par contre je vous aime d’amour, je suis d’accord avec tout ce que vous dites ou faites, je trouve que cette histoire de zumba-dminton aquatique est une excellente idée, j’aime mon GHT et je vous remercie de m’avoir finalement refusé cette subvention superflue pour retaper mon réseau informatique. Merci d’en tenir compte pour mon évaluation. Cordialement, bisous.

  • Pour ma mère :

Non Maman, je ne suis pas vraiment alcoolique, c’est pour rire le coup de la Suze.

  • Pour tous ceux qui font un métier au service des patients :

Au delà d’être issus d’un tas de corporations qui ont toutes leur steak à défendre, nous faisons tous un métier qui a pour finalité de soigner des patients (oui oui, les administratifs et les techniques aussi) donc on a tous notre place dans le bateau.

Alors les guéguerres de chapelle pour savoir qui est plus utile que qui, qui sauve le plus de vies, qui est le plus exploité ou qui a la plus grosse, ça commence à bien faire. Je n’ai jamais vu des professionnels supposés êtres des collaborateurs se mépriser autant qu’à tous les échelons du milieu de la santé, c’est lamentable.

Donc apprenons à nous connaître, tenons compte des contraintes des uns des autres, et faisons nous des bisous sur fond de soleil couchant. On n’arrivera pas à faire valoir ce dont notre système de santé, ses patients et ses professionnels ont vraiment besoin avec un collectif tout pourri comme ça. Team spirit les gars !

Et voilà c’est fini, EPRD Lover a enfin réussi à se taire ! Merci à lui de tous ces bons conseils, gageons qu’ils permettent de créer enfin une vraie communauté des personnels hospitaliers ❤ 🙂

Bisou et bonne rentrée à tous et toutes…