Augustin Hérault vient d’entamer sa formation de directeur d’hôpital. Quelques semaines après sa première rentrée Augustin le sait déjà : il s’engage dans un domaine promis à de grandes transformations.

Pourquoi ce métier de directeur d’hôpital ?

Dès le début de mes études supérieures, j’ai voulu travailler pour le service public.

J’ai de plus toujours eu une attirance pour le secteur de la santé, avec un père médecin généraliste en zone rurale qui lutte contre les inégalités territoriales de santé. Après deux stages en santé publique : l’un auprès de l’ONUSIDA au Caire et l’autre plus local dans la création d’une maison de santé pluridisciplinaire dans mon village d’origine, j’avais envie de continuer dans cette voie.

J’ai découvert le concours de Direction d’hôpital en première année de master à Sciences Po Paris : l’aspect managérial, le fait d’être au plus près du terrain et de travailler pour la soutenabilité et la qualité du système de santé m’ont tout de suite fortement attiré.

Au cours de l’été 2016 j’ai de plus suivi pendant quelques jours le directeur des achats du CHU de Caen et rencontré l’équipe de direction. Cette expérience a fortement confirmé ma volonté de devenir directeur d’hôpital.

Qu’appréciez-vous particulièrement dans la formation à l’EHESP ?

Je viens juste de débuter la formation, mais j’apprécie déjà la pluralité des enseignements, avec notamment une semaine de séminaire médical en partenariat avec le CHU de Rennes où les médecins sont venus nous présenter leurs spécialités et les qualités qu’ils attendaient de la part de la direction.

L’alternance entre stages sur le terrain et périodes de cours théoriques à l’EHESP est également efficace d’un point de vue pédagogique, même si elle implique un rythme de vie particulier…

La période de spécialisation de 4 mois, placée après le choix de la première affectation et qui a comme but de parfaire notre formation, me semble indispensable au vu des responsabilités qui seront les nôtres dès la prise de poste.

Enfin, j’apprécie tout particulièrement l’esprit qui règne à l’EHESP, j’y ai rencontré des collègues de promotion motivés, ouverts et chaleureux.

Vos ambitions pour l’hôpital de demain ?

L’hôpital de demain devra répondre à des enjeux déjà présents de qualité de vie au travail, de sécurité et de qualité des soins mais aussi de soutenabilité financière.

Il devra et doit déjà s’adapter à un environnement en pleine mutation, avec une présence de plus en plus grande des maladies chroniques et de problèmes liés à la dépendance.

Il a pour cela de nombreux outils innovants et qui ne vont que se développer comme le big data, les capacités de la médecine prédictive, les possibilités offertes par la chirurgie ambulatoire ou par des plateaux techniques très performants.

Le but étant de proposer une offre de soins toujours plus coordonnée, personnalisée et spécialisée tout en répondant à une demande en plein développement.