Emmanuel Luigi est directeur d’hôpital du centre hospitalier de Dole après avoir exercé notamment au ministère de la Santé. Des expériences qui ne l’ont pas éloigné de son intérêt pour les patients, notamment ceux atteints de maladies rares. 

Pourquoi avoir choisi le métier de DH ?

C’est un métier que j’ai choisi deux fois.

La première en sortant de Sciences Po et d’études d’histoire, avec une volonté assez classique : faire quelque chose d’utile et de concret au service de l’intérêt général, dans des établissements où les valeurs et relations humaines sont essentielles.

La seconde, quand je suis devenu chef d’établissement il y a trois ans. Après avoir travaillé en hôpital, mais aussi au ministère de la Santé, au ministère du Budget ou pour les complémentaires santé, j’ai souhaité accéder à cette dimension supplémentaire d’un manager public de santé qui intègre toutes les contraintes pour mettre à disposition des équipes soignantes et médicales le meilleur outil possible au bon moment.

Ce que vous appréciez et regrettez dans ce métier ?

Etre directeur d’hôpital c’est être opérationnel tout en replaçant son action dans le contexte particulièrement intéressant de la santé publique.

Ce que j’aime dans ce métier, c’est que cela ne s’arrête jamais, que l’on peut toujours mieux faire, que les enjeux sont réels et immédiats.

Ce que je regrette parfois,… c’est que cela ne s’arrête jamais, que l’on puisse toujours mieux faire, que les enjeux soient réels et immédiats mais avec un nombre de leviers limité pour les concrétiser.

Améliorer l’hôpital : quels dossiers emblématiques dans votre carrière ?

Mes dossiers emblématiques sont toujours synonymes d’un engagement personnel intense et de rencontres professionnelles qui ne le furent pas moins.

Pendant l’été 2003, j’ai contribué au plan d’investissement Hôpital 2007, certes excessif dans certains de ses projets,  mais qui a souligné l’importance d’un hôpital public qui investit pour se moderniser.

En 2010-2011, je me suis beaucoup impliqué pour faire démarrer le second Plan national maladies rares. C’est la grandeur de notre mission que d’organiser les soins, tous les soins. Nous le devons bien sûr aux patients qui connaissent des problèmes de santé relativement fréquents et bien connus. Nous le devons aussi aux autres, ces patients qui se sentent parfois oubliés car leur maladie est plus rare. Je suis fier de travailler pour tous les patients.