Philippe JEAN est récemment parti à la retraite, après avoir passé des années à œuvrer chaque jour aux droits des patients, participant directement à l’élaboration de textes fondateurs et mobilisé dans la formation de centaines d’étudiants et de professionnels.

Je m’appelle Philippe JEAN, je suis Directeur d’hôpital honoraire, j’ai 64 ans, j’ai travaillé plus de 35 années dans des hôpitaux du Sud Ouest dans lesquels j’ai exercé successivement plusieurs fonctions, plusieurs métiers : directeur des services économiques, des affaires générales et juridiques, de la sectorisation psychiatrique, des ressources humaines, des affaires médicales, et enfin directeur des droits des patients.

Quand et pourquoi j’ai décidé de devenir directeur d’hôpital

 

Ce fut une « vocation » assez tardive à une époque où le service national obligatoire existait encore. Avant de satisfaire à cette obligation civique, j’ai passé les concours d’entrée à l’ENSP et au Centre national de la sécurité sociale (St Etienne), et j’ai choisi in fine la filière DH. Avant d’entrer à l’Ecole de Rennes, j’ai passé une année à l’Institut de médecine tropicale du service de santé des armées, dans le Parc du Pharo à Marseille.

A défaut d’être intéressé par l’ENA, le concours de Rennes paraissait être le plus intéressant tout en étant accessible aux « provinciaux ».

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce métier

Que ce ne soit pas un métier, mais des métiers. La mobilité géographique (dans le grand Sud Ouest) et la flexibilité entre les différentes fonctions permettent de diversifier les expériences en évitant l’usure et la routine au bout de quelques années.

Outre les directions fonctionnelles susmentionnées, j’ai eu l’occasion d’exercer des fonctions de directeur d’établissement, Centre hospitalier ou hôpital local, dans le cadre d’intérims.

J’ai aussi eu l’opportunité de conserver quelques liens avec l’université et le monde de la formation, nécessitant quelques travaux de recherche au-delà de la gestion au quotidien.

Un de mes dossiers emblématiques 

J’ai apporté une contribution à la définition et à la mise en œuvre de la démocratie sanitaire, en faveur des droits des patients. J’ai aussi aimé œuvrer en faveur d’une réflexion sur l’éthique hospitalière dans un cadre collégial et pluridisciplinaire.