Anastasia Capon est actuellement élève directrice d’hôpital en formation à l’EHESP. Déjà fortement imprégnée des valeurs hospitalières, elle imagine un hôpital qui, demain, prendra mieux soin des soignants et que ses personnels, ses filières, feront davantage communauté.

Pourquoi ce métier de directeur d’hôpital ?

Choisir le métier de directeur d’hôpital, c’était pour moi faire le choix d’un métier de terrain, ancré dans la réalité et aussi un métier qui me permette de me sentir utile au quotidien. La proximité avec les agents, les médecins et les usagers en fait, à mon sens, la particularité.

C’est aussi le choix de l’hôpital lui-même, un lieu de soins qui incarne l’hospitalité et l’humanité, qui continue de défendre des valeurs d’égalité de traitement, d’égal accès et de bientraitance.

Ce choix, je le fais en étant consciente de tous les défis auxquels l’hôpital d’aujourd’hui est confronté, et en ayant envie d’y apporter des réponses : comment améliorer l’attractivité de l’hôpital public ? Comment concilier contrainte financière et amélioration de la qualité et de l’accès des soins ? C’est à ces questions que nous devrons répondre demain, et elles sont passionnantes.

Qu’appréciez-vous particulièrement dans la formation à l’EHESP ? 

La pluralité des terrains et disciplines concernées par notre métier fait la richesse de notre formation. Gestion de crise, ressources humaines, finances, stratégie, communication… tous ces thèmes sont inclus dans la formation dont nous bénéficions à l’EHESP.

A cela s’ajoutent les colloques (celui-ci ou celui-là par exemple) organisés par la promotion d’élèves-directeurs, qui, au delà de compléter notre formation, nous positionnent en acteurs et en chefs de projet.

Enfin, les interventions par de nombreux directeurs d’hôpital actuellement en poste, spécialistes de leurs domaines, nous permettent de garder le contact avec le terrain hospitalier pendant les périodes où nous ne sommes pas en stage.

Mes ambitions pour l’hôpital de demain

L’hôpital de demain devra à mon sens mieux prendre soin des soignants eux-mêmes.

Il devra aussi mieux s’intégrer à la cité, savoir prendre la place qui est la sienne dans la société et être exemplaire sur tous les plans, y compris social et environnemental.

Il devra aussi s’adapter plus rapidement à l’évolution des besoins de santé et de la société.

L’hôpital de demain c’est aussi pour moi un hôpital uni et pacifié. On oppose encore les communautés soignante, médicale et administrative. J’espère que nous parlerons demain davantage de communauté hospitalière et que celle–ci trouvera à s’incarner.

C’est comme cela que l’hôpital réussira à mon sens à rester attractif, populaire et qu’il continuera à inspirer confiance.