Je m’appelle Yves, j’ai 67 ans et j’ai exercé la plus grande partie de ma vie professionnelle au CHU de Bordeaux, avec un dernier épisode particulièrement marquant à la tête du groupe hospitalier Pellegrin.

Quand et pourquoi avoir décidé de devenir directeur d’hôpital ?

A la fin de mes études de droit public, je voulais m’orienter vers une carrière à forte utilité sociale sans avoir pour autant  une idée précise de ma destination.

C’est un ami de mes parents, professeur de droit à Toulouse, qui, un jour, sur une plage de la Costa Brava, m’a dit: » Yves, je te verrais bien directeur d’hôpital ».

Cet homme a changé ma vie et je lui en serai éternellement reconnaissant car il m’a ouvert la voie d’un métier passionnant.

Qu’avez-vous le plus apprécie dans ce métier ?

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette profession c’est son incroyable diversité.

Chacun dispose d’aptitudes différentes qui peuvent évoluer dans le temps. La large gamme des métiers offerts par la fonction de directeur permet à chacun de se réaliser,  en fonction de ses capacités et de ses appétences.

Plus encore, ce qui m’a passionné  c’est la rencontre avec les hospitaliers,  leur motivation,  leur compétence.

Au cours de ma longue carrière j’ai eu à faire face à des situations complexes et parfois tragiques où j’ai pu apprécier leur engagement et leur sens du service public.

Un de vos dossiers emblématiques ?

Un dossier majeur fut celui de la conception, de la construction, de la mise en oeuvre, d’un centre de spécialités chirurgicales de 200 lits ou places. L’équipe projet composée de médecins de cadres, d’ingénieurs, d’ergonomes, a particulièrement bien fonctionné et a donné naissance à un centre très novateur  dans ses organisations.

Chacun a pu apporter sa valeur ajoutée et tous ont partagé un grand plaisir à partager et à réussir ensemble. Ouvert depuis 2008 cet établissement a tenu toutes ses promesses.

Que reste-t-il à faire, qu’auriez-vous aimé faire avant de partir  ?

Ce que j’aurais aimé faire avant de partir ? Le travail n’est jamais fini. Paradoxalement je n’ai pas de nostalgie de ce monde qui m’a passionné.  Depuis des siècles des femmes et des hommes font évoluer l’hôpital et le feront évoluer pendant des siècles.  J’ai eu le privilège d’être l’un d’entre eux, cela me suffit. Bonne route aux suivants.