Adrien Baron est élève directeur d’hôpital, actuellement à mi-parcours dans sa formation. Amateur de rapports humains et de défis, il nous parle de ce choix professionnel et de ses ambitions pour l’hôpital de demain.

Pourquoi avoir choisi ce métier de directeur d’hôpital ?
On ne choisit pas cette profession par hasard. A titre personnel, de nombreuses facettes du métier ont nourri ma motivation à l’exercer :
– une proximité forte avec les usagers du service public hospitalier et le sentiment que le service que nous rendons est réellement utiles ;
– la possibilité d’interagir et de dialoguer avec des équipes pluridisciplinaires et des acteurs extérieurs à l’hôpital ;
– le défi que constitue un cadre budgétaire et statutaire contraint pour la direction de l’établissement et des personnels ;
– la possibilité d’occuper immédiatement des postes à forte responsabilité à la sortie de l’Ecole ;
– une mobilité géographique aisée ;
– un quotidien varié.

Ce que j’apprécie tout particulièrement dans cette formation?
J’ai été frappé par la simplicité des rapports humains au sein de l’hôpital (au cours de mes stages) et l’ambiance fraternelle qui y régnait. L’hôpital s’est révélé être un lieu d’exercice professionnel particulièrement chaleureux, comme cela peut parfois être le cas dans les organisations sous tension.
La proximité avec l’ensemble des personnels est grande, mue par le sentiment que le collectif agit dans un seul intérêt : celui du patient.
La formation délivrée par l’Ecole des hautes études en santé publique est appréciable dans la mesure où les enseignants sont des professionnels hospitaliers et que leur propos académique reste ainsi bien ancré dans la réalité du terrain.

Mes ambitions pour l’hôpital de demain?
Je crois que tant les chefs d’établissements que les responsables d’unités, médicales, soignantes ou administratives, attendent plus de liberté et de souplesse dans l’exercice de leurs fonctions. C’est en tous les cas mon souhait.
Plus de souplesse, par exemple, pour mettre en place une gestion des ressources humaines dynamique qui puisse prendre en compte les mérites de chacun. Il me semble anormal que l’on ne puisse pas valoriser les agents les plus engagés et méritants, comme cela se fait tout naturellement dans les versants Etat et territoriaux de la fonction publique.
Plus de souplesse, également, en termes de responsabilisation financière, des établissements vis à vis des agences régionales de santé, des pôles vis à vis des directions générales, etc.
Cette souplesse permettrait sans doute de renforcer l’attractivité de l’hôpital public vis à vis de certaines professions médicales et soignantes dont on constate le départ depuis quelques années au profit de l’exercice libéral.