Yann Bubien est directeur général du CHU d’Angers depuis 2011 et connait bien le monde de la santé. L’hôpital est pour lui un lieu de création  permanente, grâce aux hommes et femmes qui y exercent.

Quand et pourquoi j’ai décidé de devenir directeur d’hôpital

L’idée m’est venue très tôt, à Sciences Po, après avoir rencontré un directeur d’hôpital. Ce qui m’a plu d’emblée, c’est d’exercer dans un service public tout en disposant de la force d’une entreprise.

Son mode de fonctionnement, au service des patients, fait qu’il y a en permanence des projets, une marge d’autonomie, et des possibilités d’action, dans un environnement qui évolue sans cesse, au plan médical et scientifique.

Ce que j’apprécie le plus dans ce métier

De travailler avec des acteurs très divers :  médecins, infirmiers, ingénieurs, enseignants… L’hôpital, c’est plus de 200 métiers, des initiatives en permanence, en interaction également avec des partenaires extérieurs (ville, élus, praticiens libéraux, entreprises, etc.). L’hôpital, c’est l’excellence et l’innovation en permanence.

Un de mes dossiers emblématiques (ce que j’ai fait pour améliorer l’hôpital)

C’est plus à mon sens plus une politique globale qu’un projet en particulier. Je suis convaincu que

–          la prise en charge globale du patient ne se limite pas à des soins techniques ;

–          les murs ne sont rien sans les professionnels qui y exercent ;

–          la synergie peut se créer en repérant les nouveaux talents, en se déplaçant dans les services.

Un directeur général a bien sûr la responsabilité décisionnaire mais il ne peut – et ne doit – le faire seul : l’écoute, les rencontres, le fait de se déplacer au sein de l’établissement et de tisser des liens avec des partenaires extérieurs est fondamental.