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Directeurs et directrices d'hôpital

Mieux connaître ces hommes et femmes au service de la santé

Transition numérique des établissements de santé : halte au solutionnisme

A la croisée de la médecine, de l’informatique, des sciences de l’éducation, de la sophrologie on trouve… Adrien Ferro formateur consultant « Sagesses du numérique », intervenant régulier dans des établissements publics de santé. Les directeurs d’hôpital sont-ils prêts à la révolution numérique ?

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Oser se tenir devant ce qui nous dépasse

Infirmière, Nadia Péoc’h a rapidement progressé dans sa carrière comme comme cadre , cadre supérieure de santé et aujourd’hui directrice des soins dans un hôpital. En parallèle, elle est devenue docteur en sciences de l’Education (2009) puis maître de conférences associé (2010-2013). Nadia s’intéresse notamment à la bientraitance dans les organisations. Regard singulier sur les défis de la fonction de direction à l’hôpital. Lire la suite

Directeurs d’hôpitaux français : des atouts à l’international

Directeur d’hôpital à Roubaix il y a 15 ans, Jérémy Veillard mène depuis une carrière internationale de haut niveau dans le domaine de la santé. Un parcours à découvrir ! 

Pouvez-vous rappeler votre parcours professionnel depuis que votre premier poste de directeur d’hôpital ?

Apres avoir exercé le métier de directeur d’hôpital pendant près de trois ans aux centres hospitaliers d’Etampes et de Roubaix, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le bureau Européen de l’Organisation Mondiale de la Santé dans le cadre d’un programme de jeunes experts, pour travailler sur la performance hospitalière et sur les reformes hospitalières.

Je venais de finir un cycle intense de négociations sur la mise en œuvre des 35 heures à l’hôpital de Roubaix et j’avais envie d’élargir mon horizon professionnel pour une période d’un an. Au bout du compte, cette expérience m’a beaucoup plu et j’ai accepté de continuer pendant encore deux ans.

Peu à peu, j’ai travaillé davantage sur les reformes des systèmes de santé et lorsque le nouveau gouvernement de l’Ontario au Canada m’a appelé pour travailler sur la mise en œuvre de la décentralisation dans le secteur de la sante et sur la gestion de la performance du secteur, j’ai sauté sur l’occasion.

Je suis alors passé d’une position de conseil aux gouvernements à une fonction de mise en œuvre des politiques contractuelles, de la réduction des durées d’attente, et de la mise en œuvre d’équipes multidisciplinaires pour les soins de santé primaires. Nous avons travaillé très dur sur la mise en œuvre des reformes pendant deux ans, jusqu’à ce que je sois appelé de nouveau par l’OMS pour diriger le département de la région Europe sur les politiques de santé.

J’ai eu la chance d’avoir rencontré des gens à l’OMS qui me faisaient confiance pour diriger une équipe qui a travaillé pendant trois ans sur l’évaluation de la performance des systèmes de santé et qui a conseillé une douzaine de gouvernements sur leurs réformes à venir. Cela a été une expérience très riche, durant laquelle j’ai travaillé dans des pays aussi divers que l’Estonie, la Géorgie ou le Portugal !

Au bout de trois ans, j’ai reçu un appel d’un recruteur au Canada et peu après je suis devenu le vice-président en charge de la recherche et de l’analyse au sein de l’Institut Canadien d’Information en Santé, une organisation fédérale qui regroupe environ 800 personnes pour un budget de 100 millions d’euros annuels. Je dirigeais alors une équipe de 150 personnes, et ma formation de gestionnaire m’a alors été très utile ! Nous avons mis un place un système innovateur sur la performance du système de santé, des hôpitaux, et des soins de longue durée.

Les Canadiens sont très en avance sur les systèmes d’information et cela a été l’opportunité de mettre en pratique les idées acquises durant dix ans de travail sur la performance des systèmes de santé. Nous avons aussi publié une centaine d’études analytiques d’aide à la décision pour les gouvernements provinciaux et fédéral en cinq ans.

Tout cela jusqu’à ce que je reçoive un appel de la banque mondiale, qui voulait que je les rejoigne pour diriger une équipe globale sur la performance des soins de sante primaires…

En quoi consiste aujourd’hui votre activité ? Pouvez-vous évoquer un ou plusieurs dossiers emblématiques ?

Depuis deux ans, je dirige une équipe a la banque mondiale qui participe à un partenariat global Banque Mondiale – OMS – Fondation Bill et Melinda Gates sur la performance des soins de santé primaires.

Nous travaillons pour promouvoir davantage de transparence et d’imputabilité sur la performance et la qualité des soins de première ligne, mais aussi pour inciter les gouvernements des pays à revenu faible et modéré a investir dans les soins de santé primaires, qui peuvent couvrir jusqu’à 90% des besoins de services de santé des populations.

Pour cela nous travaillons avec nos équipes projets dans les pays, qui sont présentes dans 100 pays pour des projets équivalant à 12 milliards d’euros d’emprunts. Nous soutenons les équipes et les pays pour qu’ils se concentrent sur la qualité des soins et la compétence des professionnels, et pas seulement sur le présence d’intrants comme les vaccins ou les médicaments. Pour les personnes intéressées, nous mettons les données et les connaissances sur les bonnes pratiques et l’innovation à jour sur notre site internet : www.phcperformanceinitiative.org

Au-delà de ce dossier, je suis référent pour les questions liées à la qualité des soins et à la sécurité des patients, j’ai dirigé des revues des dépenses publiques pour le compte de ministères des finances et je travaille sur des projets de réformes dans des pays aussi divers que le Chili ou le Sénégal !

En quoi votre activité actuelle se nourrit de votre connaissance hospitalière ? En quoi elle diffère du monde hospitalier ?

Il n’y a pas de doute sur le fait que ma formation et mon exercice professionnel hospitalier ont largement influencé mon parcours professionnel en dehors de l’hôpital durant les quinze dernières années.

J’ai écrit une thèse de doctorat sur la gestion de la performance des systèmes de santé, appliquant ce que j’avais appris sur la gestion de la performance au sein des hôpitaux à l’échelle des systèmes de santé.

De même, le travail que nous faisons à la banque mondiale se concentre pour partie sur l’organisation et la gestion des services de santé, sur la qualité des soins et la sécurité des patients, sur la gouvernance, et sur la mise en œuvre d’une approche de santé populationnelle au sein des services de santé, thèmes qui sont toujours pertinents au niveau des hôpitaux.

Ma connaissance des hôpitaux m’est aussi très utile pour évaluer la qualité des dépenses publiques dans le secteur santé.  L’échelle bien entendu est différente, on passe d’établissements de santé à des systèmes de santé, mais la nécessité pour les hôpitaux de travailler en réseau au sein de territoires de santé où les services doivent être coordonnés et intégrés sur les besoins en santé des patients rend les approches stratégiques tout à fait compatibles.

Comment voyez-vous le métier et les compétences des directeurs d’hôpital depuis cette position internationale ?

Je pense que la formation des directeurs d’hôpital en France est unique d’un point de vue international et que nos compétences sont recherchées et utiles dans différents contextes si vous êtes intéressés par une carrière à l’international.

Nous sommes actuellement trois anciens directeurs d’hôpital à travailler à la banque mondiale : une collègue travaille sur les partenariats public-privé dans le secteur santé, et l’autre couvre le secteur santé et développement humain dans un groupe de pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce sont des fonctions enrichissantes et exigeantes à la fois. Les compétences que nous avons acquises sur la stratégie, le leadership, l’organisation et la gestion des services de santé sont très utiles, mais il faut aussi acquérir des compétences techniques pointues et pouvoir parler plusieurs langues parfaitement (au moins l’anglais et le français) pour pouvoir être pertinent dans des fonctions globales.

Enfin, comme mon exemple le montre, il faut aussi savoir cultiver ses réseaux et saisir les opportunités lorsqu’elles s’offrent à vous. Les directeurs d’hôpitaux français ont beaucoup à offrir à l’international, parfois plus qu’ils ne le pensent – mais un virage comme cela dans une carrière se prépare sérieusement.

 

Si vous voulez en savoir plus sur la banque mondiale ou l’OMS, n’hésitez pas à me contacter : jveillard@worldbank.org et vous pouvez suivre mes aventures sur Twitter : @jeremyveillard et @worldbank_health

Porter haut le service public hospitalier et ses professionnels

Virginie Valentin est directrice d’hôpital au CHU de Montpellier, chargée des ressources humaines. Une jeune femme arrivée dans le monde hospitalier par hasard, mais qui y a rencontré le métier… de sa vie ! Lire la suite

Fixer un cap et donner de la lisibilité aux orientations stratégiques

Marc Pentecouteau a commencé sa carrière comme infirmier. Il est désormais, à 43 ans, coordonnateur des instituts de formations en soins infirmiers et aides-soignants du Centre Hospitalier Simone Veil de Blois, dans le Loir et Cher. Un directeur des soins qui attend avant tout, de la part du directeur d’hôpital, une clarté et un soutien.
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Améliorer les relations professionnelles à l’hôpital

Aide-soignante à 19 ans, Fabienne Guichard est aujourd’hui directrice d’hôpital et également « médiatrice professionnelle ». Un apprentissage permanent pour cette directrice qui promeut des échanges entre l’hôpital et son environnement, et qui croit au dépassement des conflits. Lire la suite

Pour une plus grande coopération avec les médecins de ville

Cédric Maréchal vient d’achever sa formation en tant qu’élève directeur d’hôpital, après quelques découvertes en santé publique. Un jeune directeur  qui tient à lutter contre les inégalités d’accès aux soins, et inscrire toujours plus l’hôpital dans le territoire, en lien avec tous l’ensemble des acteurs de santé.

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Investir plus dans la toile et moins dans le béton

Nous accueillons pour la première fois dans ce blog une nouvelle intervieweuse, il s’agit de Carole Avril, auteur du blog « Littérature et Santé« , et nous en sommes ravies ! A l’occasion de la sortie de l’ouvrage Concevoir et construire un hôpital numérique, Carole a rencontré son auteur Louis Omnes, connu pour avoir « ouvert » l’Hôpital européen Georges Pompidou, et depuis très actif sur la transformation numérique. Entretien. Lire la suite

Un milieu riche d’initiatives, de réflexions et de collectifs

Emmanuelle Quillet dirige l’ANFH, l’organisme qui collecte et gère les fonds consacrés à la formation des 900 000 agents de la fonction publique hospitalière, un budget d’environ 800 millions d’euros par an. Une directrice entièrement consacrée aux ressources humaines hospitalières et qui bien, qu’à l’extérieur de l’hôpital, s’en sent totalement partie prenante.  Lire la suite

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